Un but splendide pour récompense d'une activité
intéressante dans son couloir gauche. C'est pendant
la courte période durant laquelle il avait permuté avec
Gervinho pour gagner l'axe qu'il a initié l'action qui a
débloqué la rencontre. Au départ et à l'arrivée sur ce
coup-là, le Malien sait prendre des initiatives. Au
moment où Yves Bertucci cherche de nouvelles solutions en attaque, il a forcément
marqué des points.
LE MANS
PELÉ (5) : ses gants lui ont au moins
évité des engelures, car il n'a pratiquement
eu aucun ballon à toucher,
hormis une sortie devant Adnane
(67e).
Ib. CAMARA (5) : placé à droite, il
n'a pas eu un énorme travail défensif.
Prudent offensivement.
PAULO ANDRÉ (5) : Savidan n'a
pas marqué. C'est ce qu'on lui
demandait.
CERDAN (5) : un joli coup franc, et
de la solidité.
BOUHOURS(6) : très actif dans son
couloir, il a souvent créé le danger.
Une rentrée très convaincante.
COUTADEUR (6) : il a rarement
percé, mais sa qualité de passe a
encore pesé lourd.
F. THOMAS (5) : il a fait simple,
jouant le plus souvent latéralement.
M.DOSSEVI(6) : sa vitesse a étourdi
Lemaître en première période.
Moins saignant ensuite, même si
c'est lui qui lance Gervinho sur le
deuxième but.
LE TALLEC (5) : dans son rôle
« naturel » de neuf et demi, il s'est
manifesté par intermittence.
GERVINHO (6) : il a marqué, tenté,
mais a aussi beaucoup manqué :
avant son but, il avait perdu trois
face-à-face avec Thébaux.
Le Mans reprend la maison
AVEC L'AIDE de Caennais particulièrement
conciliants, Le Mans a confirmé
son redressement domestique.
Après avoir construit son sémillant
début de saison sur un parcours détonant
à l'extérieur, le MUC 72 est revenu
à une certaine normalité : dorénavant,
il gagne surtout à la maison, où
son bilan a enfin basculé dans le positif
(quatre succès pour un nul et trois
défaites). Mais, surtout, l'équipe
d'Yves Bertucci effectuera le court
voyage vers le Parc des Princes samedi
ou dimanche prochain (voir page 3)
avec la quasi-certitude de passer un
Noël serein. Car, avant d'écarter Caen,
les Sarthois avaient aligné quatre
défaites en cinq journées de L 1 et
voyaient leur matelas de début de saison
perdre de son épaisseur. « Avec
cette victoire, on distance le groupe du
bas de classement, a justement noté
Paulo André. Ça fait vraiment du bien
et ça faisait longtemps que nous
n'avions pas joué aussi bien. »
Le catalogue des satisfactions est fourni
: une victoire par deux buts d'écart,
des attaquants qui marquent, des
occasions en pagaille et la sensation
d'un danger minimal devant la cage
mancelle. Une semaine après la claque
monégasque (0-3), Le Mans a meilleure
mine. Et il a décroché un probant
succès sans ses deux moteurs norvégiens,
Helstad et Stromstad, relégués
sur le banc (le deuxième est entré à un
quart d'heure du terme).« Pour eux,
c'est comme une fin de saison, rappelle
leur entraîneur. Il faudrait
presque leur donner deux ou trois
semaines de repos maintenant pour
les retrouver frais début janvier... On
va y réfléchir. »
Un match
à sens unique
Àcette époque du Championnat, avoir
la latitude de se priver volontairement
de deux joueurs aussi importants est
un vrai luxe. Mais Le Mans, installé
dans la première moitié de tableau
depuis le début de la saison, peut se le
permettre. Hier soir, Yves Bertucci a
rappelé l'identité des deux autres
équipes qui se sont fait respecter dans
leur stade face à Caen cette saison :
Bordeaux et Marseille.
Les avaries défensives des semaines
précédentes (neuf buts encaissés en
cinq matches) sont presque oubliées.
« On a été assez intelligents tactiquetactiquement
et solides défensivement, a noté
Grégory Cerdan. Ça faisait aussi longtemps
que nous n'avions pas mis
autant de folie sur le terrain. »
« Nous avons retrouvé de l'engagement,
de la qualité de jeu et nous nous
sommes procuré beaucoup d'occasions,
a relevé Yves Bertucci. On a
amené beaucoup de centres aussi par
notre jeu sur les côtés.Ona des joueurs
de vitesse, quand on arrive à les trouver
lancés... » Car le score traduit mal
la réalité : hier, le seul Gervinho aurait
pu s'offrir un quadruplé, puisqu'il s'est
trouvé quatre fois face au gardien
caennais. Après une vingtaine de
minutes où le MUC a parfois flotté, le
match a été à sens unique. Avec des
attaquants sarthois plus réalistes,
nous aurions assisté à un récital.
